Fascisme rose : Emmanuel Todd reprend mon analyse d’il y a 6 mois, quand j’affirmais que «c’est le gouvernement le plus à l’extrême-droite que la France a connu depuis 1944

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En qualifiant le gouvernement français de «fascisme rose», Emmanuel Todd reprend mon analyse d’il y a 6 mois, quand j’affirmais que «c’est le gouvernement le plus à l’extrême-droite que la France a connu depuis 1944».

Emmanuel Todd-socialistesDans un entretien qu’il vient d’accorder au site Atlantico, le chercheur et essayiste Emmanuel Todd qualifie le gouvernement français de « fascisme rose ». Il le fait notamment avec ce réquisitoire sévère :

« La menace que fait peser le parti socialiste à la démocratie se voit à travers son attitude face à la liberté d’expression. […] Ils osent faire des choses que Nicolas Sarkozy n’aurait pas osé faire. J’ai dit des choses cent fois pires sur Nicolas Sarkozy que sur François Hollande, et je n’ai jamais eu aucun problème. Le PS est probablement plus dangereux pour la liberté d’expression que la droite. Ce n’est pas l’intolérance des gens d’extrême gauche, qui n’en auraient pas les moyens. Les socialistes sont beaucoup plus intolérants, en fait, que les gens de droite. Ce n’est pas un hasard. Si je fais la somme de ce que les socialistes ont fait, en termes de contrôle de la presse, d’inversion des valeurs de la gauche sans tenir compte de leur électorat, le bon concept est un concept violent et doux à la fois ; il s’agit du fascisme rose, le mot rose évoquant la douceur du processus. »

Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/emmanuel-todd-fais-somme-que-socialistes-ont-fait-bon-concept-est-violent-et-doux-fois-agit-fascisme-rose-2718343.html#YbhzhlYY8YfVUEs8.99

Ce constat reprend complètement mon analyse d’il y a 6 mois, dans laquelle je faisais déjà « la somme de ce que les socialistes ont fait » au cours de mon entretien d’actualité n°16 du 29 novembre dernier.

Ce qui me permettait d’affirmer que « le gouvernement actuel est le gouvernement le plus à l’extrême-droite que la France a connu depuis 1944. Et je pèse mes mots. »

Je renvoie les lecteurs à cet extrait :

François ASSELINEAU